Sunday, February 28, 2010

Noel a Java

Ce noël, nous avons pris le froid a contre-pied, et avons franchi l'équateur vers le sud, direction la principale ile indonesienne, Java, pour un périple de Yogyakarta, Borodubur, jusqu'à l'extrême est de l'ile, au Kawa Ijen, avant de repartir par Surabaya.



Arrivée a Yogyakarta,on se pose dans un bel hôtel histoire de ne pas trop se dépayser, un bâtiment de l'ère coloniale près du centre ville.

On se ballade dans la ville culturelle, on visite le palais (Kraton) du sultan local toujours en place. Sa richesse contraste fortement avec le niveau de vie ambiant (1000 serviteurs dont pas mal de gardes, 5 serviteurs pour lui apporter le thé tous les jours, tout ca manque de simplicité). Le palais lui même est grand mais pas époustouflant non plus car très oriente sur l'apparat et les réceptions (on préfère notre hôtel :-) )



La différence de niveau de vie avec Bali nous marque pas mal, le niveau de vie semble nettement plus bas. Énormément de Becak, le cyclo-pousse local, de motos, mais aussi de petites boutiques, de restaurants dans la rue. Du coup d'un premier abord, la ville est beaucoup moins facile a aborder que Bali (que l'on voit a l'extrême droite de notre photo itinéraire) ou les enseignes et les jolis restaurants fleurissent partout. On réalise alors que si Bali est définitivement orientée et peuplée de touristes, Java est avant tout organisée pour et peuplée ... de Javanais !
(pres de 140 Millions tout de même sur cette ile la plus peuplée de la planète, qui est pourtant cinq fois plus petite que la France). Le climat est très proche de Singapour, équatorial, ce qui fait de Java, avec ses sols volcaniques ultra fertiles, une incroyable zone de production agricole. C'est aussi -et c'est une des raisons principales de notre voyage, une des zones volcanique les plus active au monde. Notamment avec le mont Merapi, 2968m, dominant Yogya, qui lors de l'éruption de 2006 força l'évacuation de milliers de personnes.
Yogya (qu'en bon initié vous prononcerez jogueja) est aussi la ville de la culture javanaise. Pas mal de spectacles de marionnettes (wayang kulit) par ombres chinoises ou en vue directe, de spectacles de danse (la on est très proche du Kecak balinais, cf notre ballade balinaise précédente).


Le lendemain, qui est aussi le jour de noël nous chaussons nos bonnets de circonstance pour faire un petit coucou a ceux qui fêtent ca en famille, avant de partir pour le temple de Borobudur.


On arrive sur place en soirée, ayant réservé le seul hôtel qui se trouve dans l'enceinte du temple. On recommande, car l'endroit, sans être luxueux, est très bien, et surtout très calme, dans son écrin de verdure, au bord du temple. On aura peu de moments et d'endroits calmes comme ca, Java n'est pas l'ile la plus peuplée au monde pour rien ... Une rapide visite au temple nous montre cela: le temple est plein de monde, de javanais, peu de touristes, surtout des locaux, des hordes de groupes scolaires, qui veulent se faire prendre en photo a cote de nous caucasiens. On prend la chose comme un contact marrant.
Et le temple est définitivement blindé de monde, on est loin des images genre je médite seul tel bouddha au sommet de Borodubur:
Le temple est impressionnant, car très étendu, c'est une immense masse de pierre, construite au neuvième siècle, pour faire rayonner la parole de bouddha. Wikipedia a un article très détaillé pour les curieux http://en.wikipedia.org/wiki/Borobudur
Et malgré la foule on en vient a aimer trainer entre les stûpas, a chercher ou se trouvent les bouddhas bien conservés, et a regarder cette foule locale qui visite le temple.

Le lendemain matin, réveil matinal pour aller admirer le temple dans les lueurs matinales, et si possible avec un peu moins de monde. Démarrage vers 6H vers le temple, et en effet c'est beaucoup plus calme. Les lueurs matinales rendent l'endroit très beau, avec les montagnes et la jungle environnante, et c'est un réveil très agréable. 10-15 personnes a peine dans le temple, a regarder le soleil se lever a cote des bouddhas caches dans leur stûpas qui voient ce lever de soleil depuis 13 siècles, c'est nettement plus bucolique que la veille !
On restera pas mal de temps a profiter de ce bel endroit...


La visite suivant nous mène a Prambanan, son pendant Hindouiste. Prambanan est un très grand temple hindouiste, datant de la même époque que Borobudur, sorte de réponse du berger a la bergère, les deux influences étant en lutte sur Java avant que l'islam ne l'emporte au 14ieme siècle. Après avoir visite Borobudur, on est beaucoup moins sensible au classicisme de Prambanan, qui lui aussi draine les foules massives de Java. On y trouve notamment de très beaux bas reliefs et sculptures hindouistes, notamment dans le petit musée attenant.




On part ensuite pour la partie plus nature de Java: les volcans et notamment le Bromo. En route, de superbes paysages de jungle, de rizières en terrasse, le vert, partout! Heureusement car la route est longue...


Arrives finalement sur les flancs du Bromo, on apprécie la fraicheur ambiante (1800m, ~20 degres). Ici, une allemande a aménagé une guest-house très routarde, très sympa, avec un petit air de chalet d'altitude autrichien a la sauce javanaise. Un point important, ils font très bien a manger, notamment les desserts, ce qui change en Indonésie ou la gastronomie est très très standardisée. On est dans le village, ou on peut partir se balader a pied, admirer notamment les parcelles vertigineuses aménagées a flanc de volcan. Ici la terre n'est pas en friche, elle est tres cultivée !
On monte ensuite au Bromo, du moins au flanc de la caldeira dans laquelle il se trouve, parmi de nombreux autres cratères.

L'ascension, facile, donne accès au bord du cratère d'où s'échappe continuellement une fumée épaisse et chargée en souffre. Le grondement du cratère nous impressionne tous, et nous remet bien a notre place de petits êtres humains.

Le lendemain, réveil très matinal pour admirer le lever de soleil sur un des sommets de la caldeira, a 2,750m. La ballade (principalement en jeep) est loin d'être aussi bucolique qu'on pourrait l'espérer, plusieurs centaines de personnes venant s'entasser sur un tout petit sommet. Après s'être frayes un chemin vers le rebord, on attend patiemment avec la foule le lever du soleil (et des nuages, saison des pluies oblige). Le soleil fini par se lever, et le spectacle est, malgré la foule, tout a fait grandiose. Lever de soleil, Bromo qui fume avec le Semeru au fond (le sommet de Java, 3,676m), presque cache par la fumée du Bromo, la gigantesque Caldeira, les volcans a perte de vue, vers l'est de Java, c'est en effet quelque chose.


Forts de ces panoramas sur la suite de notre voyage toujours plus vers l'est de Java, nous filons ensuite vers le plateau de l'Ijen, plateau entre 1000 et 1500 mètres, a l'extrême est de Java, juste avant le détroit de Bali. Région qui s'est développée pendant les colonies, l'altitude élevée en faisant une zone idéale pour la culture du café et des Hévéas, pour le caoutchouc. La route pour y monter est assez mauvaise, 15km d'une route totalement ravagée par les averses équatoriales et transformée en une piste de pierres particulièrement mauvaise (il nous faudra une heure pour la passer) . La voiture ne ressortira pas indemne de cette épreuve...

La haut, des sommets a perte de vue, et la plantation ou nous allons passer la nuit. Ancienne demeure coloniale, comme la saison est plutôt calme, on nous donne deux immenses et superbes chambres. On prend la haut l'incroyable ténacité de ces colons qui, en 1850, sont venus installer et organiser leurs plantations en pleine jungle, dans cet endroit inaccessible. Déjà assez dur de nos jours, on imagine la démarche il y a 120 ans!
Cet endroit est émouvant pour cet aspect, on se rend compte de ce qui a été construit de mains d'hommes et aussi par une volonté de fer !
La jungle, avec ses arbres immenses, qui entourent le village de la plantation, rappelle bien que la nature est ici extravagante. Dans la maison coloniales de vieilles photos de famille, des souvenirs plus exotiques comme par exemple la capture d'un jaguar dans la plantation. Ont-ils également croise un tigre, la photo ne le dit pas. Face a cette jungle, on se sent tout petits...

La plantation de Blawan est aussi un exemple édifiant de rationalisation d'un espace atour de la plantation, tels nos villages ouvriers. Création d'un village avec la mosquée au bout, l'usine de l'autre cote de la seule rue, au bord du torrent capté pour injecte de l'eau dans l'usine de séchage et d'emballage du café, aujourd'hui captée pour fournir l'électricité du plateau, et toujours l'usine qui fonctionne encore de nos jours. Le café ne faisant plus aussi recette que par le passé, l'usine s'est diversifiée, et produit également une quantité importantes de fraises tout au long de l'année, on a du coup bien approfondi la question :)
Dernier point, le village a ses sources chaudes, ou l'eau sort a 40 degrés. Les sources sont tellement chargées en souffre que tout ce qui y repose est jaune. Le bain y est très agréable

Et c'est le souffre qui guide notre voyage, le lendemain, ascension matinale du Kawa Ijen, cratère qui culmine a 2400 mètres, et qui est connu pour son lac d'acide et ses gisements d'où sort continuellement de la vapeur d'eau très fortement chargée en dioxyde de souffre, que l'homme vient récolter dans des conditions moyenâgeuses... c'est a dire sur son dos.
Le cratère et les gisements de souffre donnent un paysage assez lunaire, aucune végétation ne pousse dans et autour du cratère a cause des vapeurs de dioxyde de souffre. En bas, au pied du lac, les hommes récoltent le souffre en fusion qui se solidifie a l'air. le souffre est ensuite remonte en haut du cratère pour être redescendu a l'usine de raffinage ou le souffre est purifié.



Pas de masques a gaz mais juste un chiffon humide, sauf pour les chanceux a qui les touristes ont laisse le leur (dans la descente, si vous etes pris dans le nuage, il faut les masques, ca pique les yeux, ca brule la gorge, donc il faut un masque, et ce n'est pas une ballade pour les asmatiques).
Ici la recolte et le chargement du souffre dans les paniers de transport.


Une fois charges, les hommes transportent chacun 60-85kg de souffre, soit souvent plus que leur poids. Deux trajets par jour. On laisse nos masques a gaz sur place, un peu remues par le spectacle.


Ici le heros local est ... Nicolas Hulot, l'Olibrius, est venu faire connaitre la région, le très dur labeur de ces hommes, et faire une ballade en canoë sur le lac d'acide pour amuser la galerie franchouillarde derriere la TV. Je doute que cette fois ci il soit passe a l'eau...
Mais en attendant, sa venue a decuple les visites touristiques, donc l'activite locale, et en plus ces touristes sont sensibles au dur labeur des travailleurs du Kawa Ijen, et laissent ici une paire de bonnes chaussures, la quelques masques a gaz, parfois un poruboire pour une explication de la souffriere... Et tous semblent le vénérer, pour ces bienfaits qu'il a apporte grâce a sa visite.

Pour se remettre de cet épisode un peu cru, nous allons passer 3 jours dans le sud du Kawa Ijen, dans un petit village sur les flancs de l'Ijen, Kalibaru, ou se trouve un hôtel parfait pour finir nos vacances et nous remettre de ces expositions un peu trop directes aux vérités locales au cœur d'un très beau paysage du sud est asiatique.


Direction donc le Margo Utomo, petit jardin botanique, peuple de plantes et fleurs variées, et offrant un lieu de repos, et d'ouverture aux exploitations agricoles, le resort étant un "agri-resort", nourrissant les touristes essentiellement des produits de son exploitation attenante, et du lait des vaches de l'exploitation, dont est tirée entre autres une mozzarella excellente.
La visite de l'exploitation apporte ses découvertes: vanille, muscade et noix de muscade, poivre (j'ai teste, même frais c'est super fort !), café, cacao, mais aussi les petits veaux, qui enchantent les enfants, les garçons sont gagas.


Retour ensuite vers Surabaya, pou l'avion doit nous ramener a Singapour. En route, le chauffeur nous prévient de l'énormité des bouchons aux abords de la ville, sans s'étendre.
Arrivant sur place, nous comprenons l'ampleur du problème. Juste avant Surabaya se trouve Sidoarjo, petite ville tristement célèbre pour son volcan, crée par l'homme celui-la: un gigantesque volcan de boue, une boue totalement stérile et qui sort a 70 degrés. Le problème, c'est que l'éruption, qui a commence en mai 2006, ne s'est jamais arrêtée, et si elle est "non violente", elle sort tout de même l'équivalent de 2500 mètres cubes de boue par jour. Ça devient vite envahissant...

Contre coup de cette émission de boue, des villages entiers ont du être évacués, l'autoroute est maintenant sous 9 mètres de boue, et tout le trafic automobile doit passer par une petite route bien chargée. Surabaya étant un port de fret très important, les camions s'entassent sur cette route. Pour protéger l'accès a Surabaya, cette dernière route et la voie ferrée, une immense digue a été construite pour contenir le flot de boue. Lors de notre passage, elle faisait 12 mètres de haut, et la boue était a 9 mètres de hauteur, et s'entend a perte de vue vers la mer ou les pouvoirs publics essayent de diriger le flot.
Accident d'un forage non réalisé dans les règles de sécurité par une société (PT Lapindo Brantas ) qui appartenait a des membres du gouvernement Indonésien, les géologues s'attendent a ce qu'elle coule sur les trente prochaines années, avec les risques de déstabilisation géologiques qu'entraine un tel déplacement de masses. L'article wikipedia sur le sujet vous en dira plus, notamment les photos du boston globe:
http://en.wikipedia.org/wiki/Sidoarjo_mud_flow
http://www.boston.com/bigpicture/2008/06/sidoarjos_manmade_mud_volcano.html

Ce spectacle laisse un gout un peu amer...



Mais Java est définitivement un ile très attachante, qui ne peut laisser indifférent.

Tuesday, December 29, 2009

Centre Vietnam

Un peu en retard, quelques brides de notre voyage au Vietnam (on y etait la troisieme semaine de du mois d'aout dernier).
L'idee etait de rejoindre Nico et Sophie a Da Nang, pour profiter de la paisaible Hoi An pendant 4 jours, puis de descendre quatre jours sur Na Trang, enfin pas tres loin, sur une petite ile nommée curieusement l'ile de la baleine.

L'arrivee a Da Nang se fait tranquille, contrairement au Cambodge ce ne sont pas des Rickshaw qui viennent nous chercher mais un mini bus tres recommandable. D'entree on voit que le niveau de vie n'est pas le meme qu'au Cambodge, on voit fleurir les enseignes des marques internationnales. Mais le truc qui marque rapidement, c'est que l'ideologie communiste est encore bien presente. Plein de panneaux pour encourager la nation a marcher dans le meme sens

Une fois a Hoi'An, on apprecie le calme de la ville. C'est une ville ancienne, jistoriquement un lieu d'emigrationpour les populations chinoises (essentielllement sur de la chine) qui fuyaient la misere et la famine pour aller sous des cieux plus clements et des terres plus fertiles. On retrouve donc dans la vieille ville ces maisons des communautes, que la ville s'est efforcee de
maintenir dans un tres bon etat. Ce sont les temples, et les maisons des marchands qui ont fait fortune par le passe. Apercu:





L'autre cote rtes sympa de Hoi An, ce sont les ballades dans la vieille ville. Les voitures y sont interdites, seules les motos peuvent passer, et encore pas en soiree ou seuls les pietons et velos sont toleres. On profite alors des vieilles pierres en toute quietude, chose assez inhabituelle en Asie !

Les restaus sont en general assez sympas, l'alimentation locale, assez orientee sur la mer est tres bonne. Pas trop pimentee, tres parfumee avec beaucoup d'herbes, c'est un bon moment de se restaurer !
Il y a aussi les marches, tres fournis, tres verts, car les Vietnamiens y achetent beacuoup leur nourriture. Ici tres peu de supermarchés, du coup les marches sont tres vivants et riches.


Nous partons egalement une journee visite Hué, la cité imperiale. Les batiments, toujours tres influencés par la culture chinoise, sont d'une autre ampleur, malgre la destruction tres importante du site lors de la guerre du Vietnam. Le tout a un air de cité interdite, version mini.

La ballade est egalement l'occasion de voir le littoral, tres beau, beaucoup de relief, passage par le col des nuages (blindé de marchands de souvenirs et diverses bricoles)



Arrive ensuite notre depart pour Nha Chang et l'ile de la Baleine. L'ile est au nord de Nha Trang, perdues dans un archipel d'iles qui donne un panorama superbe. Sur place, une tres belle plage, des bungalows au bord de l'eau, de quoi faire de la plongee a partir de la plage ou en prenant le bateau, suffisamment de corail et coquillages sur la plage pour occuper les enfants pendant des jours, des bateaux a voile, des canoés, bref operation detente. Et c'est bien ce qu'on a fait pendant quatre jours.



Emplacement de l'ile de la baleine:


Agrandir le plan


Apres toute cette detente, nous prenons le bus de nuit pour rentrer a Ho Chi Minh, ou nous prendrons l'avion pour rentrer a Singapour.

Sunday, November 1, 2009

Week-End en Malaysie

Ce week-end, au programme, ballade en Malaysie, sur les conseils de notre pote et voisin Christophe. Au programme petite ile (~10km*2km) , Pulau Sibu, a 3 heures de route de Singapour, dans un ressort tenu par des australiens, a la cool. Pas de clim, de jet ski, juste des bungalows type kampong, toit de palme, un ventilo et une moustiquaire. Et une plage superbe.


et des cartes postales a la pelle. L'ile est en fait plantee dans un archipel au sud de Tioman, avec plein d'iles tout autour. Au programme, baignades, ballades sur l'ile ou farniente, le bon gros week end. Et ce matin, ballade croisiere tranquille version malaysienne (a bloc, on voit Pulau Sibu au fond)


Arrivee sur un ilot isolé et non habité, pour cause il faut 50m x 20m de large.
Et offre aux plongeurs de superbes coraux et poissons. tout ca dans des eaux superbes, avec le sentiment delicieux de se sentir un peu seul au monde (mais pas trop :) ).



On y trouve une espece rarissime, croisement du cerf, du chameau et de la fripouille, qui plutot que de retourner plonger, prefere rester avec son frere cheri ramasser des coquillages sur la plage.
On est rentres a Singapour bien aeres, avec plein de bleu dans la tete.

La bise de Singapour
Manu & co

Wednesday, May 6, 2009

Ballade a Bali


Bon desole pour le titre, ce soir c'est tout ce qui me vient. Je laisse la fleur de Frangipanier faire le boulot.
Mais j'ai plus important a raconter : notre voyage la semaine dernière (départ le vendredi soir après le taf, retour le lundi a 1h du mat... on optimise les vacances en Asie !), soit 9 jours pour notre premier voyage dans l'hémisphère sud.
On arrive donc a Bali le soir vers 22H, l'hôtel vient nous chercher (il est a 3km ...), et contrairement au Cambodge, ce ne sont pas 2 mobylettes avec remorque mais un vrai mini bus. On note déjà une différence de niveau de vie (le prix de l'hôtel était le même grosso modo).
Le matin, réveil tranquille au bord de la piscine, dans des températures comparables a Singapour (27-34 a vue de nez).
Le Pool bar plait bcp aux enfants, a moi aussi :P


On découvre alors notre environnement, une superbe plage en arc de quelques kilomètres, avec des rouleaux assez costauds (parfois jusque 1m-1m50) !!! Les fistons retrouvent immédiatement le bonheur de faire des châteaux de sable puis de plonger dans les vagues, sous surveillance paternelle.


L'autre attrait de cette plage (Jimbaran), c'est le "port" de pêche, le plus important de l'ile. Je mets entre guillemets car il n'y a pas de port mais juste une plage et des petits bateaux qui font la navette pour décharger les bateaux de pêche multicolores, et le marché juste au dessus de la plage. Les poissons sont assez impressionnants, certains Thons dépassent allègrement les 2 metres de long !
Mes papilles a sushis se réveillent immédiatement devant de tels poissons.
Ici une camionnette remplie de ces formules 1 de la mer: Vive la chaine du froid.

Tout le fonctionnement est très artisanal, les femmes et hommes attendent les bateaux a décharger sur la plage :

On reste quelque temps sur place, ébahis du spectacle de pêche. Un tour dans le marche nous montrera la diversité des poissons pêchés par ici, red grouper, barracudas, mérous, thons (sans la liaison), king prawns aux pinces bleues, langoustes, crabes, calamars, poissons sabres, mahi mahi ... que nous gouterons allègrement durant notre séjour (Sophie on t'en a laissé pas de soucis).

On va également du cote de Kuta, principale station de Bali, qui ne nous fait pas tres envie en dehors des vagues qui poussent a se mettre au surf, un des nouveaux fantasmes de Léo-Paul. On va également du cote de Nusa dua, et on y découvre la nature de Bali : une ile coralienne tropicale.

On y voit très nettement la barrière de corail sur laquelle se cassent les vagues, la passe (avec pas mal de courant), par contre pas de requins, absents de l'ile pour notre grand soulagement.
Petite pose pour une partie passionnée d'échecs, on est décidément passes en mode vacances, et moi je fais joujou avec le fisheye :)


A noter les prahus classiques du pacifique, ici en trimaran, fortement décorés, qui, sans leur flotteurs, ressemblent a des araignées, le photographe est a l'affut ...


Le soir, nous allons voir le coucher de soleil a Uluwatu, a l'extrême sud est de l'ile, un temple perché au dessus des falaises et des vagues immenses qui la taquinent. Le spot de surf est connu de par le monde entier, Google vous en dira plus que moi sur le sujet (et non je ne suis pas allé fair un tour en hélico, c'est une photo piquée sur le net). La falaise fait 600 pieds de haut, ca vous donne une idée de l'ampleur des vagues.

Les singes y sont très taquins, a piquer lunettes et autres babioles aux touristes pour recevoir a manger en échange des locaux jamais loin pour leur lancer un sac de nourriture, que les singes attrapent de leur deux mains et laissent par conséquent tomber leur trophée, ce qui vaut sa pièce a l'autochtone.
On assiste a une scène comique, un singe un peu trop a l'aise se met a tirer sur le sarong d'une japonaise terrorisee. Celle ci hurle et se laisse faire, le singe s'amuse et revient a la charge puis réussit a lui piquer le sarong, très fier de cette belle couleur fuchsia. C'est assez poilant sur le moment, je reste bouche bée et plié en quatre, mais on en vient après à se demander ou le singe va s'arrêter. Un cercle vicieux qui profite aux Singes (bien gras) et aux autochtones, et pas très sain, car au final plus le singe fait la sale bête, plus il est récompensé.


Le lendemain, jour important, c'est l'anniversaire de Léo-Paul, 8 ans, que nous fêtons dignement au bord de la piscine des poissons qui le fascinent.


Ensuite départ pour Ubud, dans le centre de l'ile, au pied des montagnes volcaniques, et au milieu des rizières et des temples. Cité très calme, plus de fraicheur, beaucoup de spectacles balinais, gastronomie renommée (Baby Guling, le cochon de lait roti, miam !) et beaucoup d'artisanat local, parfois très chouette, parfois moins (des milliers de décapsuleurs en forme de bite... la classe), tout ça pour assouvir le besoin frénétique de shopping des touristes. On s'y pose quelques jours, le mode vacances bat son plein !

On y assiste a un spectacle de danse Balinaise, le Kecak. Tres chouette, et très intéressante également la démarche, c'est tout le village qui veut colporter sa culture, et qui réunit toutes les familles et organise un spectacle superbe.


Le lendemain, ballade dans les rizières, journee cool en préparation d'une grande ballade le lendemain, ascension de nuit du Volcan Gunung Batur (1717), pour y admirer le lever de soleil, précisément 10 ans après la naissance de Martin. 900 mètres de dénivelés a la lampe torche pour arriver au sommet a 6H du mat, et y admirer en fond de toile le Gunung Agung, volcan sommet de Bali (3142m), le lac Batur, situe dans l'immense caldeira du Batur (14km de diamètre), le soleil bien sur et au fond le sommet de Lombok, le Rinjani (3726m), ces jours ci en éruption.
Magique.
Au lever du soleil, les singes de la montagne (sauvages donc bien éduqués ceux-ci) descendent nous rendre visite.



Une fois en haut, le plus dur est fait, on fait le tour des divers cratères, on fait cuire les œufs et bananes du petit dej. dans les fumeroles du volcan, selon la tradition locale.
Volcan mis de cote, on se croirait presque dans les alpes ...


La redescente du volcan se fait au milieu des cultures assez imposantes. Ici, comme il fait beau tout le temps, on peut avoir jusque 3 fois par an des tomates. Tomates qui lors de notre passage, pourrisent sur pied, des tonnes et des tonnes. Commentaire du guide de motagne : le kilo vaut maintenant 500 rupiah (soit 4 centimes d'euro), ca coute plus cher de les ramasser et de les descendre a Denpasar, a 70km de la. Interessant de voir que l'indonesie se fait ele meme concurrence, a des prix super bas.
Une fois au bord du lac, le repos bien merité nous attend, dans les sources chaudes du volcan, une eau qui sort a 38-40 degres, ca fait du bien. On profite du pool bar pour donner ses cadeaux a Martin.

le lendemain, apres un repos bien merite, nous partons de Ubud, direction Amed, une zone maritime au nord estde l'ile, encore pas trop touristique, adossee au volcan, et qui offre des sites de plongee et de snorkling assez interessants.
En chemin, nous croisons, sur les flancs du Gunung Agung, les zones de culture des flancs du volcans. Notamment d'innombrables rizieres en terrasses, la prof d'histoire geo est aux anges :)
et nous aussi.
Apres une route tres belle nous arrivons a destination, des plages et villages minuscules, et un site splendide au bord de la mer. Peu de voitures, bateaux a voile, plage quasi deserte, on apperecie le calme. Ici la piscine en forme de Buddha assis, qui s'entend a l'infini dans la mer. Les enfants apprecient, nous aussi.


Au programme ballade sur la plage et la cote, et d'intenses plongées au masque et tuba. Toute la cote est coralienne, et juste en bas de notre bungalow, c'est un vrai jardin japonnais !
On se fait pas mal de plongees, on mange le poisson grillé ultra frais que ramenent les pecheurs (Mahi mahi, barracuda, JackFish... j'en ai encore l'eau a la bouche). Tout ici est tres simple et nature, meme les prahus, donc la coque principale est taillee dans un palmier, les flotteurs dans du bambou, et la voilure simplissime. Ici un marin qui range sa voile a l'arrivee a la plage


Chose interessante, sur la cote sur trouvent deux epaves, que l'on peut voir en snorkling. A chaque fois le sectacle sera superbe, poissons, corail qui a totalement repeuplé l'epave, tres impressionnant. Ici la baie de Amed, avec le Gunung Agung sur la gauche.


Le lever de soleil est pas mal egalement, avec une vue sur les miliers de bateaux de peche, ainsi que Lombok et le Rinjani deja apercus precedement du Batur.


Mais nous devons alors rentrer vers L'aeroport ou l'avion nous ramenera a Singapour. On passe une derniere soiree sur la plage de Jimabaran, derniere baignade dans les vagues pour se remplir de sable (c'est plus drole dans l'avion) avant de retourner a la civilisation !